L'expression « robots des IA » recouvre quatre choses différentes : des robots qui collectent des pages pour entraîner les modèles, des robots qui construisent l'index grâce auquel une IA peut vous citer, des agents qui visitent une page parce qu'un utilisateur vient de poser une question, et de simples jetons de préférence, comme Google-Extended, qui n'explorent rien du tout. Les éditeurs documentent désormais ces rôles séparément. Bloquer le mauvais nom peut donc vous retirer des réponses sans rien protéger, ou laisser passer exactement ce que vous vouliez refuser.
Cet article fait partie de notre guide de la visibilité dans les IA. Il sert de référence : le 14 octobre 2026, nous avons ouvert la documentation officielle de onze organisations (OpenAI, Anthropic, Perplexity, Google, Apple, Microsoft, Meta, Mistral, Amazon, Common Crawl et DuckDuckGo), et nous ne reportons ici que ce qu'elles écrivent elles-mêmes. Pour les lignes exactes à copier dans votre fichier, voyez notre article robots.txt et IA : quelles lignes écrire.
Parce que les usages sont différents, et que les éditeurs veulent vous laisser décider usage par usage. OpenAI le résume en une phrase dans sa page consacrée à ses robots :
« Each setting is independent of the others »
Notre traduction : chaque réglage est indépendant des autres. Source : OpenAI, « Overview of OpenAI Crawlers ».
Concrètement, on retrouve quatre familles chez la plupart des éditeurs :
Une précision avant les tableaux : quand nous écrivons qu'un robot respecte robots.txt, c'est ce que son éditeur affirme, pas une garantie. La norme qui décrit robots.txt, publiée par l'IETF sous le numéro RFC 9309, le dit elle-même : ses règles « are not a form of access authorization » (notre traduction : ne constituent pas une autorisation d'accès). C'est une convention que les robots honnêtes suivent, pas un verrou.
| Nom à écrire dans robots.txt | Éditeur | Ce qu'en dit l'éditeur |
|---|---|---|
| GPTBot | OpenAI | Collecte des contenus qui peuvent servir à entraîner ses modèles. Le refuser indique que vos contenus ne doivent pas servir à cet entraînement. |
| ClaudeBot | Anthropic | Collecte des contenus qui pourraient contribuer à l'entraînement. Le refuser signale que vos futurs contenus doivent être exclus des données d'entraînement. |
| Meta-ExternalAgent | Meta | Entraînement de modèles d'IA, mais aussi amélioration de produits par indexation directe des contenus. |
| MistralAI-Training | Mistral | Constitution de jeux de données pour l'entraînement. Ne sert ni à l'indexation, ni aux réponses en direct. |
| Amazonbot | Amazon | Amélioration des produits et services d'Amazon ; ses données peuvent servir à entraîner ses modèles d'IA. |
| CCBot | Common Crawl | Alimente une archive ouverte du web, que n'importe qui peut consulter et analyser. Sa page ne parle pas d'entraînement, mais l'archive est ouverte à tous. |
Refuser ces robots ne vous retire pas, en principe, des réponses : OpenAI écrit qu'un site peut autoriser son robot de recherche tout en refusant GPTBot (voir GPTBot : faut-il l'autoriser ?). Deux nuances. Anthropic parle des contenus « futurs » : sa page ne promet rien pour ce qui a déjà été collecté. Et Meta mêle entraînement et indexation sous le même nom, sans détailler dans sa page ce que le refus change pour Meta AI (nous avons analysé sa documentation sur robots.txt et la balise NoAI).
CCBot mérite une ligne à part. Common Crawl n'est pas un assistant : c'est une fondation qui publie une archive du web accessible à tous. Refuser CCBot arrête les captures à venir, et la fondation propose aussi un registre de retrait. Sa FAQ précise qu'elle n'archive en général pas un site entier mais un « randomly selected subset » (notre traduction : un sous-ensemble choisi au hasard), comme nous l'expliquons dans Common Crawl n'a pas copié tout votre site.
C'est la famille qui compte pour être cité : bloquer l'un de ces noms, c'est sortir de l'index d'un assistant.
| Nom | Éditeur | Rôle, selon l'éditeur | Ce que l'éditeur dit de son autorisation |
|---|---|---|---|
| OAI-SearchBot | OpenAI | Faire apparaître les sites dans les fonctions de recherche de ChatGPT | Refusé, votre site n'est plus montré dans les réponses de recherche, sauf éventuellement comme simple lien de navigation |
| Claude-SearchBot | Anthropic | Améliorer la pertinence des résultats de recherche | Refusé, votre contenu n'est plus indexé pour la recherche, et votre visibilité peut baisser |
| PerplexityBot | Perplexity | Faire apparaître et lier les sites dans ses résultats ; n'entraîne pas de modèle | Perplexity recommande de l'autoriser pour apparaître dans ses résultats |
| Googlebot | Construire l'index de Google Search | Ses règles concernent Google Search et toutes ses fonctionnalités | |
| Bingbot | Microsoft | Robot standard de Bing, qui fait l'essentiel de son exploration | Se règle par robots.txt, la fréquence de passage pouvant aussi se régler dans les outils pour webmasters de Bing |
| Applebot | Apple | Recherche de Spotlight, Siri et Safari ; ses données peuvent aussi servir à l'entraînement | L'autoriser permet d'apparaître dans les résultats de recherche des produits Apple |
| Meta-WebIndexer | Meta | Qualité des résultats de recherche de Meta AI | L'autoriser aide Meta à citer vos contenus et à y renvoyer dans Meta AI |
| MistralAI-Index | Mistral | Indexation pour la recherche de Mistral ; aucun usage pour l'entraînement | Se gère par robots.txt, comme ses deux autres agents |
| Amzn-SearchBot | Amazon | Expériences de recherche d'Amazon, comme Alexa ; pas d'entraînement | L'autoriser rend vos contenus éligibles à ces expériences |
| DuckAssistBot | DuckDuckGo | Réponses assistées par IA, en temps réel ; pas d'entraînement | Un refus prend effet après 72 heures, sans effet sur le classement (ce que DuckDuckGo documente) |
Trois remarques pour lire ce tableau. La liste officielle des robots courants de Google ne comporte aucun robot dédié aux Aperçus IA. Google les présente comme des fonctionnalités de Google Search, et sa liste précise que les réglages adressés à Googlebot valent pour « all Google Search features » (notre traduction : toutes les fonctionnalités de Google Search). Pour régler votre présence dans les Aperçus IA, aucun nom de robot n'est à chercher : nous détaillons les leviers dans comment apparaître dans les Aperçus IA.
Chez Microsoft, la liste officielle des robots de Bing ne comporte aucun robot dédié à l'IA. Les usages pour Copilot passent par des balises placées dans vos pages :
« Do not link in Chat and Copilot. Do not use the content for training Microsoft's generative AI foundation models. »
Notre traduction : ne pas mettre de lien dans Chat et Copilot. Ne pas utiliser le contenu pour entraîner les modèles d'IA générative de Microsoft. (C'est l'effet décrit pour la balise noarchive.) Source : Microsoft Bing, « Robots meta tags and attributes that Bing supports ».
Enfin, deux éditeurs donnent un mode d'emploi détaillé pour leurs robots de recherche : nous l'avons repris dans être cité par Claude et être cité par Perplexity.
Quand un utilisateur demande à un assistant de lire une page, la visite ressemble davantage à celle d'un navigateur qu'à celle d'un robot. Plusieurs éditeurs en tirent une conséquence importante :
| Agent | Éditeur | Ce que l'éditeur écrit sur robots.txt |
|---|---|---|
| ChatGPT-User | OpenAI | Les règles de robots.txt peuvent ne pas s'appliquer ; cet agent ne sert pas à décider de votre présence dans la recherche |
| Perplexity-User | Perplexity | Ignore généralement les règles de robots.txt, puisque la visite est demandée par un utilisateur |
| Meta-ExternalFetcher | Meta | Peut contourner robots.txt, pour la même raison |
| Amzn-User | Amazon | Peut ne pas suivre toutes les directives de robots.txt |
| Récupérateurs déclenchés par l'utilisateur | Ignorent généralement les règles de robots.txt | |
| Claude-User | Anthropic | Présenté comme réglable : le bloquer empêche Claude de récupérer vos pages pour répondre à une question |
| MistralAI-User | Mistral | Présenté comme réglable : il détermine à quels sites ces visites peuvent s'adresser |
Retenez la logique : pour la plupart des éditeurs, robots.txt encadre l'exploration automatique, pas la visite qu'un humain a demandée. Anthropic et Mistral font exception. Nous avons comparé ces formulations dans robots.txt n'est pas un interrupteur.
Ces deux noms prêtent à confusion. Google-Extended n'a même pas de signature propre : Google explique que l'exploration se fait avec ses robots habituels, et que ce nom sert seulement de réglage dans robots.txt. Vous ne le verrez donc jamais dans vos journaux de visites. Il décide si les contenus collectés peuvent servir à entraîner les futurs modèles Gemini et à fournir des sources à l'application Gemini et à l'offre Vertex AI. Et surtout :
« Google-Extended does not impact a site's inclusion in Google Search nor is it used as a ranking signal in Google Search. »
Notre traduction : Google-Extended n'a pas d'effet sur l'inclusion d'un site dans Google Search et ne sert pas de signal de classement dans Google Search. Source : Google, « Google's common crawlers ».
Le refuser ne vous fait donc pas sortir des Aperçus IA, une confusion que nous avons démontée dans Google-Extended ne vous retire pas des Aperçus IA. Apple fonctionne de la même manière avec son propre jeton :
« Applebot-Extended does not crawl webpages. Webpages that disallow Applebot-Extended can still be included in search results. »
Notre traduction : Applebot-Extended n'explore pas les pages web. Les pages qui refusent Applebot-Extended peuvent tout de même figurer dans les résultats de recherche. Source : Apple, « About Applebot ».
Refuser l'un de ces jetons est donc un refus d'usage (l'entraînement, et chez Google aussi l'usage comme source dans l'application Gemini), pas un retrait de la recherche. Le détail côté Apple est dans Applebot-Extended, un jeton de préférence.
Nous avons vérifié le 14 octobre 2026 que le fichier robots.txt de rankpress.com nommait explicitement neuf agents de recherche et de visite, regroupés sous une même règle qui les autorisait partout sauf dans l'administration : OAI-SearchBot, ChatGPT-User, Claude-SearchBot, Claude-User, PerplexityBot, Perplexity-User, DuckAssistBot, MistralAI-User et Amzn-SearchBot. Les robots d'entraînement (GPTBot, ClaudeBot, CCBot, Meta-ExternalAgent, Amazonbot, MistralAI-Training) et les jetons Google-Extended et Applebot-Extended n'y sont pas nommés. Selon la norme, un robot qui ne trouve aucun groupe à son nom suit la règle générale, et la nôtre n'interdit que l'administration de WordPress. Nous acceptons donc aussi l'entraînement : c'est un choix assumé, que le fichier déclare d'ailleurs en clair dans une ligne de préférences (voir notre analyse de ces signaux de contenu).
Le même jour, nous avons demandé une page de notre site comme un navigateur ordinaire, puis avec les signatures de ClaudeBot, GPTBot, PerplexityBot, MistralAI-User, CCBot, Amazonbot et Bingbot : les huit requêtes ont reçu une réponse normale (code 200) et la même page. Limite honnête : ces requêtes partaient de notre machine, pas des adresses des éditeurs. Elles prouvent qu'aucun filtre ne refuse ces noms sur la seule base de leur signature ; elles ne prouvent pas qu'un pare-feu qui vérifie les adresses laisserait passer les vrais robots, un piège que nous décrivons dans le blocage que vous n'avez jamais décidé.
Dernier constat, plus instructif : la page de Mistral décrit aujourd'hui un agent d'indexation, MistralAI-Index, en plus de son robot de visite (voir comment être cité par Le Chat de Mistral AI). Un fichier qui nomme les robots un par un doit donc être relu de temps en temps : ces listes vieillissent vite, et un robot non nommé suit votre règle générale.
Un absent notable : xAI, l'éditeur de Grok, ne décrit aucun robot d'exploration dans sa documentation publique, ni nom, ni adresses, ni moyen de le refuser. Nous expliquons ce que cela change dans comment être cité par Grok.
| Votre objectif | Laissez passer | Vous pouvez refuser | À savoir |
|---|---|---|---|
| Être cité le plus largement possible | Tous les robots de recherche et les visites à la demande | Rien, sauf l'administration du site | Vos contenus peuvent aussi servir à l'entraînement |
| Être cité sans nourrir l'entraînement | Les robots de recherche du deuxième tableau et les visites à la demande | GPTBot, ClaudeBot, Meta-ExternalAgent, MistralAI-Training, Amazonbot, CCBot, Google-Extended, Applebot-Extended | Un refus vise les collectes à venir ; chez Google, refuser Google-Extended écarte aussi vos contenus des sources de l'application Gemini ; chez Microsoft, ce refus passe par la balise noarchive, qui coupe aussi le lien dans Copilot |
| Ne rien confier aux IA | Googlebot et Bingbot, si vous voulez rester dans les moteurs classiques | Tous les noms des autres tableaux | Les visites à la demande peuvent passer outre, et les règles de Googlebot valent pour toutes les fonctionnalités de Google Search |
Avant de trancher, mesurez ce que chaque refus coûte : les éditeurs eux-mêmes le documentent, et nous avons rassemblé leurs formulations dans bloquer les IA a un prix.
En résumé, pour chaque nom, demandez-vous s'il s'agit d'un robot d'entraînement, de recherche, d'une visite à la demande ou d'un jeton : la réponse dit ce que son blocage fera vraiment.
Le plugin gratuit Rank Press AI Visibility, publié sur le répertoire officiel de WordPress, met en place llms.txt, les données structurées, une fiche de marque publique et le suivi des visites des robots d'IA. Sans compte et sans clé API.
Découvrir le plugin gratuitou confier tout le travail à un agent IAUne erreur, ou une source qui contredit cet article : écrivez-nous à contact@rankpress.com, nous corrigeons ce qui doit l'être.
Cet article fait partie du guide Visibilité dans les IA.